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Centenaire de la fin de la Grande Guerre

La commémoration du centième anniversaire de la fin de la Grande Guerre a revêtu un faste particulier dans chaque commune de France.

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A Mouzon, une foule sans doute jamais égalée s’est rassemblée autour du monument aux morts après des dépôts de gerbes par des délégations à Amblimont et Villemontry. La présence de très nombreux enfants, accompagnés de leurs enseignants et de leurs parents a constitué un symbole fort.

Après les sonneries règlementaires, Monsieur Trousselard a égrené la longue liste des personnes mortes pour la France, tant civiles que militaires dont les noms figurent sur le monument.

Monsieur Mélin a lu le discours officiel de la République avant que l’harmonie de Muno n’entame La Brabançonne, l’hymne belge. C’est une tradition mouzonnaise liée à l’origine du groupe musical qui effectue les sonneries et les hymnes.

Ce fut ensuite au tour des enfants d’entamer La Marseillaise, reprise ensuite par les musiciens.

En fin de cérémonie, Monsieur Gonord, colombophile bien connu, a évoqué le drame du commandant Raynal. Ce défenseur du fort de Vaux, près de Verdun, n’avait plus que des pigeons pour communiquer avec son état-major. La bague retrouvée lors de l’arrivée d’un volatile épuisé, à Verdun indiquait : « Ceci est mon dernier pigeon, je ne pourrai plus communiquer avec vous ». Peu après, le fort devait se rendre. Le pigeon, nommé « Vaillant » a reçu la croix de guerre !

C’est donc avec une émotion certaine que les têtes levées ont accompagné les cinquante oiseaux libérés de leur cage par Monsieur Gonord.

Plusieurs élèves sont venus au micro pour lire des poèmes et des lettres de « Poilus », textes travaillés en classe. D’ailleurs, dans la salle des fêtes comble où a été servi le vin d’honneur, des panneaux réalisés par chaque classe montraient des dessins liés aux conditions de vie dans les tranchées et des fiches biographiques de chacun des soldats mouzonnais morts entre 1914 et 1918.

Des figures de colombes s’étalaient sur les murs, apportant leurs innombrables couleurs pour un message de paix. C’est ce qu’a expliqué Madame Amet, la directrice de l’école, déclenchant de vifs applaudissements pour les élèves ayant réalisé le travail.

Dans la salle des fêtes et après les remerciements de Gérard Renwez, maire de Mouzon, aux personnes et aux corps constitués, « Mireille » qu’il ne faut plus présenter aux Mouzonnais a entamé d’une voix forte et claire les trois couplets de « La Madelon », ce chant de 1914 qui fut diffusé par les comiques troupiers, puis par les soldats tout au long du conflit, pour devenir un des symboles de la guerre.