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​Bénédiction champêtre

On a déjà vu le Père Mickaël Dupont bénir des tracteurs (chaque année à Malmy), des motos (lors de la fête mouzonnaise) ou des cartables (ou tout au moins leurs utilisateurs). Dernièrement, un petit groupe de paroissiens a effectué l’ascension de la colline surplombant Amblimont, jusqu’au lieu-dit « Les petites fosses ». Sans permettre de comparaison avec le Golgotha, la montée fut cependant rendue progressivement pénible par une pluie insistante qui rendait glissants les cailloux.

Bénédiction champêtre 2

Il s’agissait, en fait, d’aller bénir la terre récemment défrichée par Joël Antoine qui souhaite y cultiver des légumes et héberger des ânes sous l’appellation « Jardin d'An'Abeille ». Un rameau de sureau fit fonction de goupillon et le Père Michaël prononça les paroles requises pour cette cérémonie. L’ensemble du futur jardin ainsi que les ânes furent ainsi bénis tandis que le Ciel marquait son acquiescement en faisant redoubler la pluie.

Même si la chose s’est perdue dans un monde très urbanisé et moins chrétien, la pratique de la bénédiction des champs ou des moissons est toujours prévue par l’Eglise. Il reste parfois le rituel des Rogations (du latin « rogatio », supplication, prière) durant les trois jours qui précèdent l’Ascension (40 jours après Pâques) avec ses processions parcourant les chemins à travers les champs.

Eminemment religieuse, cette cérémonie a le mérite de renouer avec des pratiques ancestrales, liées à un monde essentiellement rural, où les fruits de la terre parvenaient difficilement à faire vivre les populations.